ÂDVERTISSl MENT
MOYEN
PAR LEQ_yÈL AISE M EN t
TOVS TROVBLES ET DIFFERENS,
tant touchant la Croix» de laquelle y a fi ■ grande altercation eo çefteyille de Paris»que autres çpneernans la religion,fcront aflb^
- pis&oftèzi, ,
T4r M.R^é Benotfi >^ngeHlnyP»BeM,r regent tn là faculté de Thealfgie 4 Parts.
À Mefsieurs les habitajts de Paris.
jDadomme auxilium de trihuUtione quia yanafalus bominU. Pfd.$Si,
A PARIS,
Chez Thomas Belot,ruë S.lehandc Latran.^
I y 7 I.
AVEC PRIVILEGE DV ROY.
THEN^TBSKKf tIBKABir ''
1 braires er Impnmeuri^^crAHtttsaHflab- f artiedra^n qtse^ue forte dr maniéré ce /fit, d mf rimer OH vendre aucunes des 'œUHr es de mai-
Jtre ^né Benoifl, Jihgiuirf, Votleur en Théologie a, Paris, figent de fin muent ion, ou tra,dal}ionJî- mau Libraire où lmfnmeùr,àu^ué} ledit Benoid en aura donné éargf dr pi'^ante. Et ce iufques a neuf ans entiers cr- confecuttfsgtgres la Premiè- re mgrefiion , fuifirafiiBe dé cLcun defdiBes ceuures eu traduBipns , a geint de esnfifiation des Hures imprme\far autres au contraire, cr ia- mende arbitraire. .Ainft qu'il eft glue amplement contenu efdiBes lettres de Prmlege, fùr-ce doneer «Parisfiquatriefimedepeeembre, i j (> 5.
P ai 1 e Roy en fou Confoii.
Signé Mo lin^
ADVEKTîSS EMENT VV
MOYEN PAR L E Q_y E L AISEMENT tôHS troubles (T d fferens tant touchant U Croix , de laquelle y a fi dangereufe altercation en cejie ville de paris , que autres concernants U religion fieront afio^is
Vbi abuiidauit deüdum , fupcrabun- dauicgiatia. Roma. f.
^ Mefiieurs les hahitans de Paris.
E crains, & certainement ie ï( crains beaucoup,Meflieurs de Paris , que; apres aùoir efté les ans paflez ipedatcurs & auditeurs des miières & cala- mitez des autres villes de ce Royaume de long temps trei- chre/licn à la paefiri nous entrions en vn ieu plus tragieque , & d’vn reufiÏÏcment plus mifetable que n’a en'corcs efté vca ny ouy . Car puis qu’il eft cer- tain que toutes choies aduiennent par ladilpof tion iic proüidencede Dieu , lequel fans auoir acce-. ption deperfonnes iuge iuftement félon les fai<5*' & œuurcsd’vnchslcun , ienepourrois me pcrfqa^
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dec que le feu de la formidable iuftjjce de Dieu, qui a challié & purgé les autres villes, les pecbez dc£* quelles n’eftoient que bois verd en cotnparaifon des noftrcs, ne nous brufle & afflige beaucoup d’a- uantaige, quiforames faiiSts le boys fec& nulle- ment flexible & ploiableaux tant frequens & af- pres aduertiflemens de la parole de Dieu ; laquelle (6 malheur) par vne daranable & pernicieufe ob- Àination non leulemcnt ne voulons effeéluer, ains (grand &cuidentfignc de réprobation & prochai- ne ruine) la contredifons,dentelons, mocquons, 8c , blafphemons , qui a ordinairement eflé le dernier mal fait des teprouuéz 8c peuples prochains de leur extermination. Cela eft vérifié en ceux qui pé- rirent aü deluge,lefquels ce mocquoient des aduer- tiflemens 8c admonitiôs à faite penitence que leur failbit Noë : en ceux de Sodome 8c Gomorhe , lef- quels afïligeoient 6c de parole 8c de faid le bon Lot, qui les aduertiflbit : en Pharao 8c es Aegy- ptiens , lefquels conteranoient les reraonflrances que leur faifoient Moyfe 8c Aaron , 8c les affli- geoient: àcaufede quoy, ils furent fubmergez : es enfans d’Ifrael qui périrent es deferts, à caufe qu’ils contredifoient aux aduertiflemens de Moyfe leur inflrudeur , condudeui;8c pafleur , 8c çontemne- rent l’excellente viande de la manne,efl;ans trop dé- licatement nourris d’icelle , & demandèrent des ' puants aulx , 8c porreaux d’A^gypte : en iceux meC- mes lefquels furent menez captifs, tant en Bà^-jylo- nequ’aillcurs, pour n’auoir obey aux Prophètes 8c Prebftrcs , defquels ndn feulement ils meipti<.bicnt la dodrine 8c remonftcances ^ mais aufll lesaflUi-
geoient ; En Saul premier Roy du peuple d lCraë, lequel fur reprouuéde Dieu , 5c puis occis par les’ ennemys , pouraiioirderobey aiaparollede Dieii propofce par le Prophète Samuel . Nous liions le femblable eftre aduenupour melraes raifons aux RoysRoboain,Icroboam,0£hozias, Achab, & af- fèzdautres, qui n'onc voulu croire ôc obeyr,ains on trepugnèàlaparollede DieUjiSc ont mocquéiSC affligé les miniftresSf annonciateurs d icclleicc que eftre la caufe principale de la ruine des hommes tant en general, que en particulier enfeigne Iclus- Chrift quand il dit aux luifs , contredilahs à la pré- dication: EmpIilTez la mefurede voz pères ( qui eft combler leur iniquité, pour eftre du tout extermi- nez.) Serpens &c engeance de vipères comment cuicetez vous le feu d’enfer? Ce qu’ils ont fait con- tredifant à fa faintfte predicatioh , la contemnanr, blalpheraant,&: puis le faifanc mourir, pour icelle; comme depuis ils ont fait , mourir fainà Eftiennc, fainâ: laques & autres,à caufe de quoy ils ont efte ruinez par les Romains bien toft aptes , Ceft ce qu’enfeigne fainél Pauljdifant : que la terre qui re- çoit la rozec , ( c’eft l’inftruélion de la parole de Dieu) & n’apporte fruiét (c’eft a fçauoir foy, obeil- lànce Sc autres bonnes œuurcs ) eft proche de ma- lédiction, réprobation & combuftion. C’eft poui- quoy lefus-ChriftàdiCt que l’arbre que fon pere n a point planté , fera defraciné , & la branche ..qui ne porte fruiCl fera coupée & ieCtée au feu , & 4uy mefines a donné malediCtion & fait feichcrlc figuier auquel il na trouué que les fueilles fans fruiCt, comme aulfî il menace d’ofter la vigne à
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iccuï,qui au lieu de liiy produire bon fruidk, edans aduertiz par ies prédicateurs 5c diligens Pafteurs, ils les ont contrediéls , repoùflez & affligez . G’cft poürquoy il menafle par Efaje laifFei* en friche 6c çn abandon fa vigne , laquelle au lieu de grappes 5c raifins iuy a produit des lambrufches ; où entre au* très punitions il la menafle principalement de Iuy ofter fes hayes & murs , qui font fes proteiSfçurs ÔC l'uperieurs tant Ecclefiaftiques que politiçqucs,qui ne feront profitables & fauorables au peuple, pour lequel il font ordonnez, ce pendant qu’il contem- ncra&tranfgrcflerala parole & fainÛs comman- demens de Dieu. Or comme le figuier a efté rendu fec&priuc de fes belles Se verdoiantes fucilles, à eaufe qu’il n’âuoit du fruidt, ainfi les luifs fontpri- uez de leurs cereraohies, 5c à prefent iuftement les Cbreftiens Catholicques en grande partie hypo- crites, renians par œuurcs ce qu’ils confcirent de bouche Sc parole,ne refentans & gouftans au cueu» par vne vide foy , efperancc , Sc charité, ce qu’ils voienr,oyent Sc touchent en la profeflîon , & delà religion Catholique aufîî malobferuee que bien ôc fainclement elle a efté inftiruée, Sc ce treC-iufte- menr : car fi la viue foy qui eft le fondement du ba- ftiment (pirituel defaut , ce n’eft chofe digne d’ad- miration fi ce qui eft bafti deflùs ne demeure en* tier. L’exercice ôc profeflîon extérieure ne peut dc- mcuççr où defaut la vrayefoy intérieure, laquelle ne peut eftre fans l’ouy e , obeiflancc , reuerancc, Scç obferuance dela parole de Dieu tout bon ôc touw, puiflànc. Pourquoy ie ne m’elbahis fi Dieu fans ’ordonnance duquel rien n’eft fait , permet en ce
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tcuTps maîlicufeux à caufe de la corroptidn dû pcu- plc,et deprauation de tous cftats, plus grande quel- le n’eft entre les luifs et infidellcs, que les temples font ruinez , les autels démolis, les Prebftres fagi- nantcz , les Images des fainéls brifccs , et autres chofcs appartenantes à la profeflîon extcticure de la vrayç rby et religion Gaiholicquc ^ reiéttees,- mocquees , et blarphemees par ce que nous les a- uonsprophances nous mcfmeS par nos abus into- lérables,Icfquels ne voulons aucunement corriger, comme plus à plain auons par la grâce de Dieu, dé- duit au liure du triomphe et vidioire de la loyî comme auflî en celùy qui eft infeript ; Mtdus tdUn- d4 religienis dtjcorâtte . Toutcsfoisic ne puis que comme Dauid & leremie ont plorc& lamenté la ruine & prophanation du temple de Salomon, ie ne ieûe profons foufpirs & fanglots quand Je nous vois reduifls à celle mifere extrême , 'que Dieu iuHcment elle la tour & fortereflè de fon Eglife militante i la vraye arche & fauuegarde des efleus & fideles , notjs priuant de fon enfei- gnele figne & image de la croix , ptotcélion ordi» nairedetous les anciens &c premiers Chreftiens, Les Anges & fainéls glorieux , foldats de lefus- Chrift , batailleront ils pour nous quand ils ne ver-' xont plus auec nousl’enfeigne de lefus-Ghrifl, leur chef & Gapitaine? G’cft la tour de laquelle parle , Efaie y. ch. laquelle il diél que Dieu dcmolita ,à caufè de la dcfobeiflànce de fon peuple , comme va Roy fait démanteler les villes, & abbattreles for- tereflès de ceux quiluy ont efte rebelles . En icelle tons Ch/elliêns ont toujours recognu & ado*
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rélçfus-Chriftpour nous crucifié. Ils ontmisleut appuvjfauuegarde & prorcdion, &: pourc’eftef- feét & verru à cftc recommandée à ce grand Empe- reur Conftantin, & ce non fans grande raifon, veu que les figures d’ictlle ont cfté iant louuent la fauuegarde& proteébion au vieil peuple, comme il apert. Exod . ii; contre TAnge excerminatcut contre la morfurcdesSerpens. Nomb. 21. & con- tre la punition & fureur de Dieu . Ezech.c^v Nous ne fçaurions cerrei auoir plus éuidehtc dc- rnonftrarice de Tindignàtion de Dieu> & prochaine ruine que de Veoir oiler les armeé; f çhreigne, & la fauucgàrdcde Icfus Chrift, lefigne & imagedela croix jConrre laquelle rie humain né doit preualoir;’ confiderant ce qu^eft aduehu aux Philiftins pouf auoir veu emporter & remuer l’arche , chofe de moindre miftere que la croixdcs Béthfamites pour rauoir veoeà nnd , comme pour l’auôir touchée:^ aiifli à Bakbarat pour auoir mis les vaifleaiix facrez ôc dediez en ^ î.ige prophane:iufques là il faut auoir enbonneur ies chofes dedices au feruice dcDieir, &r appartenantes à la religion. Q^ant nous fommes faiéis chrefl:iens,noüs Tommes armez de la croix au front , en la tefte , eh la poiétrine & aux cfpaulcs. Npus cognoiirons & adorons en icelle lefufchrift, “ nofire Dieu & Roy , par icelle nous faifons fuir les diables comme par hcqucntàtion & honneur d’i- cellc , Nous femmes diftinguez d*auccles herctic-' què^ & inficicllev.G’eft donefigne & argumêt quc Dieu nous rfprouüe quant il pcrmeft que rious fouîmes delarmez de les armes , Sedeftituez delà faûmegarde ^ proteétion, LaMéflècft grand cas^
auflî
auffi eft la prebftrife : mais le fondemêt (ie tout no- Are bien c’eA la croix & paflion de lefus ChriA, de la profeflion & reprcfentation de laquelle Dieu ne nous pemieitroit eAre tant dangercufenient priuez li nous ne l’auions beaucoup offenfé. Adam 8c Eue ont cAé chaflez hors le paradis terreAre,pour auoir ofé toucher & manger eAanc feduiél par 1 aAucc de fatan , le fruitA de l’arbre de fcience de bien & mal, & nous ne ferions punis prophananc , mocquanr, blafphemantjtompant & brilantratbredc la fapié- ce diuine & myAeres treshaults , voire aullî en la- quelle a eAé difpofc & préparé le faiutt & diuin pain de vie qui nourriA nos âmes en la S. Croix. Pourquoy ic vous prie ne nous arreAons à blafmer les magiAratz,les princeSjOi feulement à courir fur les hereticques ôc blafphemateuts de la Religipn iaincbc & bonne par émotions , & rerauemens po- pulaires, qui ne font toufiours proAîtables,fi Dieu ni fauorife,ainS cognoiAànt qu’il n’y a mal en la vil- le que Dieu n’ait fait nous puniAànt iuAemét, pre- nons les armes de pleurs & o.rai{ons,& nous humi- lioqs deuant fa maieAéjfaifonsvraye penitencc.fans laquelle nous périrons , nepouuanseAre deliurez par les hommes, ce pendant que Dieu courroucé à caufe de noz iniquitez bataillera contre nous, 6c nous punira iuAement par ceux qui nous doiuenc t>»fendre& garder. Car c’e A luy qui eAâtfcrutatcur déicueurs & confciences, & difppfant toutes cho- fes en nombre, poids & mefure donne de bons, & permeét de mauuais & pernicieux paAeurs , Sc en- lèigneurs , Iclon que le peuple pour lequel toute puiAknce & fupcrioricé eA ordonnes , e A dilpofé
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8c le mérite. C eft luy en la main duquel font les tueurs des princes Sc Rois, Iciquels il tourne corne il luy plaift,difancrefcriture,qu’il fait regner les hy pociitesàcauièdes pechez du peuple. ïob.34.C’cft luy qui donne le Roy en fa fureur, & l’ofte en fou indignation, Ozee 15 . Tellement que en temps de punition 8c fureur de Dieu le peuple eft puni & af- fligé à caulê de fes iüperieurs,&: lesfuperienrs àcau le du peuple n’eftât facile à inger , Icfqls patiflent le plus, finô q l’cfcriture dit q les gras endurcrôc plus q lefs autres,lefquels quât ils^nc végét ce qui eft fait cotre dieUjfouuêt font punis de dieu q meét la force au cueur,& les pierres és mars du rude 8c imbecille • peuple exécuteur de fa iufte fentence, par ceux Icf quels ilz doiueut regler 8c conduire, & punir félon leur vocation & autboritc . Nepenlonsdonc que nous puiffions eftre deliurez et oftez de nos ennuis et troubles par les grans du monde, qui parauentu- refont.plusempefchez que nous,alns cognoiftanc parlafoy et diuineinftruéiion , que c’eft Dieu qui abat et rcleue,qui mortifie et viuific,qui humilie et exalte , qui a en fa main et puiflànce la dilpofition des Rois,toyauraes,peupleset coramunautez.reco gnoilTons-le , et chaflànt au loing ces pernicieux dieux eftranges qui font caufede noftrc ruine, les hcrefies,diuinations, libertinages , amour dcnous- mefmesjblalphemesjauaricesjathcifracetfemt.'*!- bles monftres, par lefqucls malheureufement nous fbinmes feparez denoftre Dieu et fcul protc<fteur et defenfeur tout bon et toutpuiflànr, lequel perni- ciculëmcnt nous oublions etlaifibns en nos neetfC- (itez, non iàns idoUtfie, mettant la chair infirme
iîoftrebras èrpuiirance, rte confîcicrâns fefcritare, laquelle tantfouuéc nous aducrcift de ne nous cô- ficr CS grâdeurs et puilîaces môdainesiains en Dieu tout-puiffant ^ lequel iamais ne delaill'fc ceux qui fe fient et veritablemét eïperent en luy, qui veut cftie inuoqué en nos tribulatiôs,ct prend plaifir de nous cn deliurerjàfin qu’il foit cognu auteur de tout no- ftrc bien et côine tel recognu, ptiéjferui,honoré,et adoré auec humbles aéliôs de grptceSjCe que fi nous faifons comme il faut en pureté et fiucerité, fins fard et bypocrific , nous aurions l’abondâce des be- nediûionslpirituellesj corporellcSjet temporelles, Jcfquefles font promifcs et propofies tant aperte- ment, Leuir. Deat.i8.nous aurions des fupc- rieurs vcillans pour nous, plus que pour eux: des magiftrats et princes tels que au parauât,fauorifans et auançansl’honnefteté et vertus , punillàns le vi- ce, et aimans et defehargeans leur pauure peuple et fubieét:s:ilz auanceroiét l’honneur de Dieu, qui le- roic la eaufe de tout leur bien et félicité corne auiS nofite,nousne verrions tant d’inconftanccs et mu- tabilitez dangereufeset beaucoup fcadaleufeSyprin cipalemeni en la foy & religiônf,laquelle ne p'atift point de ieu,côme Dieu n’aaggreablc vne prbnief- feinfidelle laquelle il punift durement, corne il eft rnanifcfte d’Ananias et Sephira, Aét.^.Nous ne fe- rions moins con dans quelepayen Pilate, lequel ny pour la furîeule importunité des luifs , ny pour la menace de Cefir , n’a vonlu çonfentir & permettre le tiltre de la croix de lefufchrift eftre ofté ny chan- gé,encores qu’ilfuft grandement ignominieux aux luifs.Nous ferions abonder la grâce et amande ho-
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riorablc ou le péché a abondé, ne permç6^ant aucii. neraent que leriçho foit rcedifiee de peur d’encou- rir anatheme Sc excommunication.par l’exprefrc pa tôle de dieo,àyant pîus efgard à Dieu & à là religiô que à nos particuliers intereftSjfanéiifiant & dédiât les chofes fouillées & pollues, par offeftcc d’hcrclie & idolatrie,fon exercice Sç profelïion,pluftoft que au defauantage grandderauthoritédelaiullice,quî ne doibt point eftre craintiuc ny muable,& Icâdalc public en matière de religion rien châger de ce qui eft tant fainâ;ement3trcfté & exécuté pour réparer & au lieu mefme pour faire abonder la grâce où a cfté le delidl , le blalpheme & iniure faiéle à lefus- chrift & à fa fainélereligion pour laquellbnous ne deuons efpargner ny plaindre noz biens & vies li nous fçaüohs cr g-ouftons que c’eft d’eftte chrefticS et enfansde Dieu.
Mais il faudroit eftre aflîftez à bon efeient de la grâce de Dieu comme Moyfc, lofué, Elie, Phinecs^ lehu, Mathathias & femblables , pour enfoncer Sc vaincre contre toute crainte humaine, tout ce que foppofeàla gloircde Dieu Eternel, & augmenta- tion de fa fainifte parole, foy & religion, ce que ne petit eftre ce pendant que ne ferons pœnitence, ains feruirôns plus au diable qu’à Dieu, l’cfprit du- quel ne demeure es charnels mondains & malings, ains fortifie les humbles & petits, afin que la vi- éloire apparoifle eftré comme elle eft de luy qui fait parler les enfans , & rend lés foibles & débiles robuftes, valides & forts. le nevoy donc moyen d’euiterlcsdangiersqui de long temps nous me- naflènt raelÏÏeuts de Paris^que d’aller par vraye pce»
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hitcnce & humbles & finocrcs prières & inuoca» rions , à ce grand Roy tout puiilant Dieu éternel, auec lequel il cft neceflaire auoir paix, fi la voulons auoir enttenous, car il eft le Dieu de paix & con- corde , allons y donc & bien toft î Mais commcll faut en vraye foy efperance & charité fans hypo- crifie , en vn cucur fimple, verirablehient contriéb & non double comme noos lifons auoir fait Dauid, Daniel, Efther, Matdocbec , ludich, les Niniuites, ^autres vrais fidelles & efleus de Dieu, lefquels ontbroufté leurs ennemis auec les leures , com- me le bceuf l’hcrbc , remportant la viûoire diceux, par humbles & frequentes oraifonS , con- feflans aUec Daniel noÈ iniqùitez , Sc celles de noz peres ,recognoi fiant l’infinicltnifericorde de Dieu, en cela que nous ne fommes du tout péris et acca- blez ^ ce que bien auons mérité par nozexccz.de- botdemens et exécrables pechez, lefquels ont irrité noftte Dieu contre nous, et mérité que ayant ab- brcuué les autres villes du hanap de fon indigna- tion, il nous ait referué la lie, comme certainement iufteraent elle eft deiic à nous, qui auons outrepaf- fé toutes autres villes en pcchez exectablcs,et prin- cipalement au mefpris et contempt, qüe ie ne die blafphemc etperfecutiondclà parole et annoncia- teurs d’icelle, laquelle iamais n’a efté mefprifee et contemnee fans grade et manifefte punition jcôrae il appert de la punition de Coré,d’Athan, A^ron, et lemblables , Poürquoy ie couclue auec faindt laquestd’où auez vous entre vous guerres et débats, finon des concupifcenccs et dereiglements,qui ba- taillent en voz membres? Vous defirez et cherche»
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aucc tout aTaeiir,ce que vous ne frouuez,par ce que vous ne le demâciez pas , vous demandez & n’obtc- nez pasjparec que voi]s deraadez mauiiailement , à„ Içauoir pour ifetisfaite à voz concupifeences & affe- «ibions déréglées Sc deroordecs , vous foudan,t plus du temporel que du fpiricuelj& feraant à Dieu plus par acquit que par foy & fîncerc vetité , Ce qui eft . manifefte en noz fimpiications publiques, dides . vulgairement procéffions gencralles , dquelles Ion ne voit l’ordrcjdcuotionj humilité, etatrention nei celîàirc potir obtenir de Dieu ce que luy deraâdôs. Pourquoy cen’eftdemcrueillclî nous n obtenons • cequedemandons,ainsics choies vôt toufiours de pis en pis,principalemêt en matière de la foy, et reli gion, de laquelle ayans perdu lame et elprit ( pour ainfi parler ) qui ell la foj viue et opérante par cha- rité, ce n’eft de raerueilie fi nous perdôs le corps et vcftefnéc qui font les chofes externes, erquelles cô- lîftc et doit elbre faîébe la profelîïon extérieure ne* . ceflaire à faluc.Telle ell le ligne ce image de la croix ; iaquèlle qui abhorre : mais aullî n’ayme ethonore, ne fe peut iulbcment vendicquer le tiltre de Chre- lbien,veu pu’il n’ayme <5c,fuitrenfeigne de la Croix, ; delaquclle elb venue rcxaltation de lefufchrilly 6c . toute la grâdeut 3c inagnilîcence de laEcligio chre» : Ibienne , laquelle ne peur ellre aucunement fai^ la croix intérieurement & exterieuremeiit honorée, contre laquelle rien humain quelconque chofe que ; ce foit, nedoit preualoic li ne voulons ellre à tpu- , iîouirs milerables, mais par ce qu’il elb necellàire que Dieu nous fdulbienne & défende en la foy Sc profeffioa/iccile, er qucfans luy tiea hgraainne ;
peut nous anîmci* 8: deliurer des entreprinfes, me- nées , ligues Sc^perfeGutionsde noz aduerfaires qui font enfans et fau orizés du fiecle prcfçnt^ctquc noz pecliez empefchent qu’il ne nous aide & donne vn eftat paifible , ie conclure le prefent adiiertiiremenc parcequieft tnonpfetendu , qui eftd’adiiercirîes bons Catholicqiies, de prendre l’armure de Dieu, p}üftoft que les charnelles, bataillant par oraifons icufncs ôc autres œiiures de pœnitence,par & foiibs la condnidte des fuperienrs Ecclefiaftiques, par 1(^ quels les oraifons & autres bienfaitîèS j doy tient e- ftreprefentez àDicu,à la maniéré des anciens 5c vrais Sinon hypocrites Chreftiens , ie vous prié doG Si exhorte aucc & apres le Prophète loel ch. 2. /
prenez garde que le iour de la vengeance Si puni- tion de Dieu,eft grand Si terrible. Qu,i eft- ce qui Iç pourra fupporter ? Doue conuertid'cz vous en tout voftrecucur, par ieufnes, pleurs Sc gemiil'cmens Sc brilcz voz cueurs ,'Si non voz veftcmens , Si vous conuertiiTez au feigneur voftre Dieu : car il eftbe- ning.mircricordiéux, patient Si longanime & touf iours preft à pardonner . Qui fçait fil nous fera en- cores grâce Si nous dcliurera ? Pourquoy fonnez la trompette eh Syon,(ànâ:ificz le ieulhe , appeliez la congregatiôjaffemblez le peuple, congregez l’Egli- fe,appeTlcz les vieillars,les petits, mefmes les enfans qui iuccent la mammclle.Q^ le mary Si la femme foy Icparcnt du lidt , et que les preftres miniftresde Dieu.plorêt entre fautel Si le pcupic,Si dilèntrSei- gneur Dieu pardonnez, pardonnez à voftre peuple.
Si ne permettez que voftre héritage fbit mocquee.
Si déshonorée eftant vainc, pat les inEdelles Si e-
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flrangers, comme fi vous n’eftiez noftre Dieu tout puiflant. Voylace que mefembleneceflaired’eilrç fait en ces troubles dangereux . C’eft pour le dire en vn mot , qu’il faut auoir recours à Dieu pluftoft que aux hommes , faifant vraye ôç non feinte péni- tence des abhominatipns, impictez , & impurctez trop excelfiues en celle ville , nous punillànt nous inefmes,de peur de l’ellre alprement par noz enne- mis, de la main defqucls aucune puilfance humaine
fnous pourra deliurer,ce pendant que Dieu les imera contre nous, les tenans en là main comme la verge ôc ballon de fon indignation, pour nous punir plus ou moins félon la propcMttion de noz iniquitez: ce que fi nous ne voulons faire , ie crains celle fentence de Samuel.i.des Roys chap.ia.
Si vous perfeuere^ en voz iniquitez, vous péri- rez auec vollrc Roy .auquel vous auez recours plu- ftoft que à Dieu. Dilbns donc auec Dauid:feigneuc Dieu deliurez nous de noz affiitSlions.tribulations, & dangers, & miferes, car c’cil en vain que nous a- uons confiance es hommes imbccilles , trompeurs, Scmalings , donc nous mettons Dieu nollre for- ce, & alors il réduira à néant ceux qui nous affii- gent.Pfeau.y5>.
liCtahitttr ittfim c»m viderit vindiSiam. T fol. ^7.